Tout au long de leur parcours scolaire, les étudiants sont tenus d'apprendre une foule de notions dans une foule de matières. Durant leurs cours, ils doivent prendre des notes et les réviser pour préparer leurs examens. Or, ironiquement, la matière qui n'apparaît jamais dans leur programme et qui leur fournirait une aide précieuse pour réussir les autres cours : la prise de notes intelligentes. À quoi sert en effet de prendre des notes si celles-ci sont inefficaces parce qu'elles sont incomplètes, imprécises ou passent carrément à côté du sujet.


Alors que bon nombre d'apprenants ne maîtrisent pas la prise de notes manuscrites, est venue s'ajouter il y a quelques années la prise de notes électroniques. Quelle technique est la meilleure? Selon une étude intitulée Le stylo est plus puissant que le clavier : des avantages de l’écriture cursive comparée à l’ordinateur pour la prise de notes parue dans la revue Psychological Science, les notes manuscrites seraient de loin les plus utiles.

Le stylo et le papier vs le clavier

Devant lui, un professeur présente sa matière, la développe, revient un peu en arrière pour ajouter une notion qu'il a oubliée, gribouille un schéma au tableau, poursuit avec un autre sujet, répond à une question, apporte une précision... Dans ce brouhaha de mots qui s'entremêlent, l'étudiant peine à mettre par écrit ce qu'il entend et craint par-dessus tout que le résultat de son griffonnage soit inexploitable. Il décide donc de changer de méthode et de taper ses notes à l'aide de l'ordinateur.


Dès lors, les notes prises par notre étudiant seront certes probablement plus complètes et plus détaillées. Grâce au clavier, il ira également plus vite et se retrouvera avec une grande quantité d'informations puisqu'il notera presque sous la dictée la quasi-totalité de ce que le professeur raconte. C'est rassurant pour lui de penser qu'aucun oubli ou méprise n'est possible. Mais dans la prise de notes, la vitesse n'est pas le facteur le plus important, la qualité primant sur la quantité.


Toujours selon l'étude américaine, taper son cours à la vitesse de la lumière nuirait à la bonne assimilation des notions enseignées et à leur mémorisation. De plus, le fait de saisir sottement mot pour mot le contenu d'un cours accentue le risque de passer en pilotage automatique. En écrivant plutôt à la main, l'étudiant fait plus attention à ce qui est dit, sa réflexion est plus soutenue, sa capacité d'analyse, de tri et de synthèse plus rentable.


Au final, cette prise de notes plus intelligente a une influence sur la mémorisation et la compréhension du sujet et constitue déjà un premier travail d'approfondissement en vue de la préparation aux révisions.

Que faire alors?


Puisqu'on ne retournera jamais en arrière et que les outils informatiques prendront toujours plus de place dans les salles de cours, il y aurait lieu de mettre l'accent sur l'apprentissage de techniques de prise de notes électroniques plus réfléchies. Et l'accès éventuellement plus répandu aux applications qui permettent d'écrire à la main sur une tablette pourrait constituer une autre avenue intéressante.