Accepter un poste pour lequel vous êtes surqualifié peut constituer une habile stratégie dans le cas par exemple où vous vous êtes absenté pendant un certain temps du marché du travail, pour épuisement professionnel notamment. Puisque vous possédez toutes les compétences exigées par votre employeur – et peut-être même bien au-delà – et que vous maîtrisez déjà les tâches qui vous sont attribuées, une partie du stress que ressent tout travailleur nouvellement embauché aura des répercussions moindres sur vous. Votre confiance en vous s'accroîtra et vous reprendrez peu à peu du poil de la bête, prêt à saisir une opportunité qui correspondra davantage à votre profil.


Mais consentir à effectuer un travail en deçà de ses capacités ne devrait être qu'une situation temporaire, surtout dans le cas où l'entreprise qui retient vos services ne vous offre aucune opportunité de progresser. Si vous vous enlisez dans un poste qui ne comporte aucun défi, vous risquez l'épuisement professionnel avec la panoplie de répercussions tant sur le plan physique que psychologique qu'il entraîne. Sachez que de s'ennuyer au boulot est hautement épuisant...


Le meilleur moyen d'éviter ce piège est de poursuivre votre recherche d'emploi et de passer des entrevues, tout en restant à votre poste actuel. Développez vos compétences et votre réseau de contacts et pourquoi ne pas accepter des mandats à la pige, rémunérés ou effectués bénévolement, question de garder votre savoir-faire à jour ou d'attirer l'attention d'un futur employeur.


En un mot, faites preuve de dynamisme et évitez de vous asseoir sur vos lauriers, sinon vous risquez de prendre racine et vous retrouver exactement au même endroit dans cinq ans.