Certains individus n'aiment pas beaucoup le travail collaboratif. Fâcheuse faiblesse puisque la capacité de travailler en équipe est très valorisée dans les domaines académique et professionnel.


Beaucoup d'entre eux considèrent le travail en groupe contre-productif. Leur caractère indépendant et individualiste se rebelle dès le moment où ils ne peuvent plus fonctionner de façon autonome. Ils ont du mal à se plier à des décisions que ne font pas leur affaire, acquiescer aux ordres d'un chef surtout s'il est inefficace, gérer leur travail et leur temps en fonction des autres membres. Ils sont intolérants face aux parasites, à ceux qui ne souhaitent pas s'impliquer, à la perte de temps causée par l'attente d'un soit-disant indispensable consensus. Ils jugent que le travail d'équipe nécessite beaucoup trop de compétences communicationnelles et relationnelles à leur goût, freine leurs idées et restreint la qualité de leur réflexion. Souvent perfectionnistes, ils craignent que les résultats découlant d'un travail d'équipe les déçoivent.


Le travail en collaboration ne comporte toutefois pas que des inconvénients. Lorsque l'équipe est bien organisée, il permet un partage du savoir ainsi que de la charge de travail en fonction des compétences. Il peut également contribuer à créer un sentiment d'appartenance, chacun des membres se soutenant pour atteindre un objectif commun précis. Il est susceptible d'accroître la motivation et stimuler la créativité par la technique du brainstorming. Il peut en outre renforcer des liens de complicité entre étudiants ou collègues ou leur faire découvrir des affinités.