C'est bien connu, beaucoup de recruteurs voient d'un très mauvais œil les travailleurs qui changent d'emploi comme ils changent de chemise. Une sonnette d'alarme se déclenche aussitôt lorsqu'ils parcourent le curriculum vitae d'un candidat potentiel et qu'ils s'aperçoivent que madame ou monsieur change d'emploi tous les ans


Qu'est-ce qu'un parcours professionnel stable peut bien avoir de si séduisant?


Outre le fait que la stabilité, la nôtre et celle des autres, soit sécurisante et rassurante, les employeurs considèrent que ceux qui ont la bougeotte ont un problème d'engagement ou ne se soucient que de leurs propres objectifs de carrière, comme celui de gravir les échelons. Par conséquent, même si leur dossier professionnel est exceptionnel sur le plan des réalisations, aux yeux de ces dirigeants, ils ne constituent pas un bon investissement. Ils voient mal comment un « job hopper » peut contribuer à la croissance de leur organisation à court ou à long terme.


Mais il y a une autre raison qui fait que l'instabilité professionnelle n'a pas la cote auprès des recruteurs et qu'on a tendance à passer sous silence : ils ne souhaitent pas embaucher des travailleurs dotés de capacités intellectuelles supérieures.


On retrouve en effet très souvent dans la catégorie des travailleurs au profil atypique, qui font preuve d'instabilité professionnelle – par ennui ou par manque de reconnaissance – des individus à haut potentiel (qu'on qualifie aussi de doués ou de surdoués). Or, ces travailleurs différents à bien des égards déstabilisent les gestionnaires qui n'ont pas l'habitude de gérer du personnel aux aptitudes hors norme. À côté de ces êtres efficaces, rapides, autonomes, ingénieux..., ils risquent de paraître sans envergure et de voir leurs failles dévoilées au grand jour.


Vivement un beau petit parcours linéaire... .