Par volonté de créer des liens de connivence avec leurs collègues et supérieurs hiérarchiques et peut-être aussi d'augmenter leur cote de popularité auprès d'eux, certains individus décident d'adopter dans leur milieu de travail un comportement de familiarité plus ou moins bien dosé. Mais est-ce une bonne idée?
 

Les personnes qui choisissent de garder leurs distances envers leurs camarades de travail peuvent être perçues comme condescendantes voire méprisantes. Celles qui optent plutôt pour l'attitude familière considèrent qu'elles démontrent un intérêt à s'intégrer au groupe, habileté relationnelle qui leur assurera, croient-elles, l'appui de ses membres. 

Il est pourtant tout à fait possible de s'adapter harmonieusement à une équipe de travail sans pour autant faire preuve de familiarité. Il s'agit-là d'un comportement inadapté dans un contexte professionnel, où l'exécution efficace des tâches demeure la priorité. Le tutoiement, les surnoms – ma jolie, ma chérie, mon vieux, Caro, Fred... – se faire la bise, les taquineries, blagues, indiscrétions n'ont tout simplement pas leur place en milieu de travail. 

Si vous acceptez les excès de familiarité, vous risquez d'autoriser inconsciemment le laisser-aller, les requêtes excessives, le dépassement des limites de la part de vos collègues, de vos supérieurs et de vos clients. En l'absence d'une saine distance psychologique, vous contribuerez sans le vouloir à amoindrir votre image professionnelle, à vous dévaloriser à leurs yeux et à vous dévaloriser vous-même. 

C'est en somme une élémentaire question de respect mutuel entre collègues, qui facilite les interactions puisqu’il les rend conformes aux convenances.