Elle se nomme Anne-Sophie Brisebois-Martin et lui, Frédéric-Olivier Paquin-Hébert. Ils étudient présentement au cégep ou à l'université et intégreront dans un futur proche les rangs d'une entreprise près de chez vous. Ces jeunes font partie de la génération Z et tenteront de trouver et de prendre leur place parmi leurs aînés des générations X et Y. Youpidou.


Les dirigeants d'entreprise ont à peine eu le temps de s'adapter au nouveau mode de gestion qu'ils ont mis en place pour accueillir la génération Y qu'il leur faut déjà anticiper l'arrivée de la génération suivante. Et ils devront ramer fort pour composer avec tout ce beau monde – générations X, Y, Z et baby-boomers – pour tenter d'amoindrir les frictions intergénérationnelles.


Les gestionnaires qui auront à superviser des employés de la génération Z s'apercevront que le rapport au travail et à la hiérarchie de ces derniers est très différent. Ces gestionnaires feront face à des individus qui remettront en question leur autorité et leur façon de faire, qui revendiqueront leurs droits et à qui il faudra expliquer dans les détails la logique de toutes les décisions. Des individus qui voudront que les choses bougent rapidement, à la même vitesse en fait que se déroule leur quotidien depuis l'enfance. De jeunes gens qui souhaiteront multiplier les expériences sans délai et qui iront trouver leur bonheur ailleurs si on leur impose de lever le pied de l'accélérateur. Des collaborateurs qui auront besoin d'être impliqués et demanderont d'être consultés avant qu'une décision ne prenne effet. Des subalternes qui seront plus réfractaires que leurs collègues plus âgés à travailler dans un environnement trop conformiste, trop encadré.


Beaucoup de bouleversements à l'horizon, certes, mais également un défi qui vaut assurément la peine d'être relevé. Car si ces jeunes à la créativité débordante font confiance à l'entreprise qu'ils ont choisie, ils ne ménageront pas leurs efforts pour l'amener plus loin.


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