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Il est bien connu que l'appartenance ethnique, l'origine sociale, l'orientation sexuelle, les convictions religieuses, la situation économique, l'apparence physique font partie des causes de discrimination au travail. Et les personnes présentant ces caractéristiques qui les différencient des autres peuvent de surcroît être victimes de harcèlement moral.


Il existe également une autre catégorie de travailleurs, dont on parle moins mais qui sont tout aussi susceptibles de devenir la proie de personnes perverses.


Loin d'être les individus fragiles qu'on imagine, il sont plutôt vifs, extravertis, dotés d'une forte personnalité, autonomes, indépendants. Ils s'opposent à l'autoritarisme, ne se laissent pas influencer, refusent d'entrer dans le moule. Doués, créatifs, clairvoyants, consciencieux, il possèdent souvent un savoir-faire et des talents hors du commun. Sur le plan relationnel, ils sont charismatiques, attentifs aux autres, possèdent un bon sens de l'humour, sont très bien dans leur peau.


Avec autant d'atouts entre les mains, autant d'attributs positifs, comment est-il possible que les victimes de violence au travail puissent se montrer aussi vulnérables face à leur harceleur, un être très souvent petit, vide intérieurement, sans envergure, insécure, frustré, lâche, qui domine pour masquer son incompétence? Pourquoi ne décident-elles pas de l'attaquer, de le déstabiliser, de lui faire peur, d'intervertir la relation de pouvoir? Pourquoi leur permettent-elles de détruire leur estime de soi, leur santé physique et mentale, leur vie même, quand, munies d'une stratégie astucieuse, elles pourraient ne faire qu'une bouchée de lui? Qu'est-ce qui peut bien les paralyser à ce point et les empêcher de se défaire de cette malsaine et destructrice emprise?


L'absence ou le manque de confiance en soi, encore et toujours...