L'été venu, votre cerveau adore prendre des vacances. Il aime se dorer la matière grise au soleil, faire un saut dans la piscine, se prélasser, peinard, dans un hamac. Mais pour qu'il soit en mesure de profiter de ce temps de repos bien mérité, il a besoin que vous décrochiez. Il s'agit-là d'un mandat moins facile à réaliser qu'il n'y paraît.

Vous êtes en vacances depuis peu et déjà, vous avez l'impression que votre tête est plus légère. Vous croyez sans doute que votre cerveau dort à poings fermés, mais il n'en est rien. Il ne travaille certes pas aussi fort que lorsqu'au boulot, vous devez gérer, décider, résoudre des problèmes, produire des rapports, jongler avec 200 tâches à la fois, mais il est toujours en alerte, tests d'imagerie cérébrale à l'appui.

C'est pour cette raison qu'il a besoin de récupérer. Si vous lui refusez des périodes de pause régulières, vous risquez de vous retrouver tôt ou tard avec des problèmes de stress, d'anxiété, d'insomnie, de fatigue, de difficulté de concentration et de mémoire, autant de troubles qui peuvent vous conduire, si vous n'y prenez garde, tout droit vers l'épuisement professionnel. Et le plus important danger, le piège le plus insidieux, c'est que le travailleur constate le plus souvent son extrême fatigue que lorsqu'il est rendu au bout du rouleau. Quand il accepte enfin de s'accorder des vacances, cette pause prend davantage l'allure d'une convalescence plutôt qu'une période pour se ressourcer.

Mais attention, pour que vos vacances soient vraiment profitables, il ne suffit pas simplement de vous éloigner physiquement de votre lieu de travail, mais de vous déconnecter, de vous détacher complètement, de couper les ponts avec votre organisation.

Comment arrive-t-on à mettre son cerveau en mode pause? L'idéal est de vous adonner à des activités qui cassent la routine, qui vous plaisent particulièrement, qui changent les idées, qui vous font penser à rien d'autre, pour vous empêcher de ruminer.

Toujours dans le but que vos vacances soient une réussite, pensez à vous exercer à prendre du repos. Se reposer pour récupérer peut sembler à première vue simple et élémentaire, mais exige tout de même une certaine discipline. Vous devez apprendre à décompresser tous les ours, pas seulement une fois par année. C'est d'autant plus important que les bénéfices psychologiques des vacances annuelles durent très peu de temps.

En cette période de vacances estivales, je vous souhaite de bien reposer votre cerveau pour que vous puissiez profiter d'une vie personnelle et professionnelle des plus réjouissante tout au long de l'année.