Les progrès réalisés par les femmes sur le marché du travail depuis les deux dernières décennies sont importants et bien réels. Personne ne peut nier que la situation des femmes dans le monde de l'éducation et de l'emploi est beaucoup plus reluisante qu'il y a 20 ans.

Progrès : plus importante scolarisation, plus grande place sur le marché du travail

Ce n'est plus un secret pour personne, les femmes sont à présent majoritaires à l'université quand il n'y a pas si longtemps, seuls les hommes y avaient accès ou presque (certains diront que la raison principale de la présence des femmes à l'université réside uniquement dans le fait que le système académique est mieux adapté aux femmes reconnues comme étant plus souples et plus dociles, mais c'est un autre débat). On les trouve dans une multitude de programmes dont parmi les plus populaires auprès des hommes il n'y a pas si longtemps, le droit notamment. Leur plus grande scolarisation a eu pour résultats une présence accrue sur le marché de l'emploi et un revenu conséquent pour assurer leur autonomie financière. Fin des bonnes nouvelles.

Stagnation : salaire inférieur à celui des hommes, responsabilités domestiques et absence des programmes de formation prometteurs

Ces dames occupent certes une place plus importante sur le marché du travail mais leur rémunération par rapport à celle des hommes traîne encore la patte. Qui plus est, leur stabilité en emploi est plus fragile parce qu'elles assument encore et toujours la plus grande part des responsabilités domestiques. Enfin, les programmes de formation prometteurs et payants, comme l'informatique et le génie, ne les attirent toujours pas comme ils le devraient.

Nouveau problème : l'intelligence au féminin


De récentes études pour le moins renversantes ont mis en lumière que très tôt dans leur vie (à l'âge de sept ans à peine), les petites filles ont déjà assimilé que les métiers qui requièrent des habiletés intellectuelles plus poussées devraient être réservés aux hommes, considérés comme plus brillants. Cette considération explique en partie pourquoi elles se tiennent plus tard loin des programmes de formation plus exigeants, comme ceux à caractère scientifique, ou lorsqu'elles les intègrent, décrochent au premier obstacle, certaines de ne pas être à leur place. La petite voix de la médiocrité qui se fait entendre dès l'enfance retentit longtemps dans la vie de nombreuses femmes.

Comme on peut le constater, malgré le fait que des progrès non négligeables ont été réalisés par et pour les femmes, il y a encore énormément de pain sur la planche...