Les préjugés sont tenaces, notamment sur le plan professionnel où on a encore tendance à classer les professions selon le genre. Si on encourage de plus en plus les jeunes filles à devenir mécaniciennes, ingénieures, policières, la société accepte encore difficilement les jeunes garçons qui souhaitent s'orienter vers des métiers non traditionnels, tels que l'enseignement au primaire, le secrétariat, le travail social. Si la technologie se développe à pas de géant, les mentalités, elles, évoluent à pas de tortue. C'est dommage puisque dans tous les milieux de travail, la répartition des sexes contribue à former de bonnes équipes. Plus cette répartition est équilibrée, plus la dynamique est intéressante.


Qui plus est, les hommes ont tout à gagner à choisir un métier non traditionnel, soit réservé davantage aux femmes, s'il constitue une réelle passion pour eux. Bien sûr, ils devront s'armer de patience et de courage pour d'abord s'inscrire au programme, suivre la formation en faisant fi des commentaires parfois disgracieux, puis passer à travers les nombreux processus de recrutement en vue de se dénicher un emploi... en faisant toujours fi des commentaires. Mais une fois en poste, ces messieurs seront avantagés et s'en sortiront mieux que leurs collègues féminines.


Il y a en effet de fortes chances qu'on leur offre un meilleur salaire que ces dernières, plus de promotions, un espace de travail aménagé avec plus de soin et des attentes comportementales plus souples.


Il n'en va pas de même pour les femmes qui pratiquent un métier traditionnellement masculin...