Il n'y a personne d'irremplaçable mais il y a des personnes plus difficiles à remplacer. Déjà que d'intégrer une nouvelle équipe n'est pas de tout repos, succéder à un employé hyper efficace ou pire encore doté de qualités relationnelles qui le rendent irrésistible est une tâche colossale. Il faut alors se battre contre un fantôme. La galère, vous dites?


Il a beau avoir quitté l'entreprise, vous le sentez encore un peu présent. Et on vous en parle, on vous en parle, tous les jours, avec nostalgie. C'est que le fantôme en question n'était peut-être pas uniquement un collègue mais était devenu au fil du temps un ami... ou plus si affinités.


L'attitude des employés envers celui qui remplace le « disparu » fait parfois peu de ravages. Bien qu'ennuyeux, leur comportement se limite à des allusions fort peu subtiles et à des exercices comparatifs. Il arrive cependant qu'il se manifeste sous forme plus pernicieuse et grave, de rejet et d'indifférence. C'est le cas par exemple lorsque le prédécesseur s'est vu injustement montrer la porte ou a dû démissionner en raison d'un profond désaccord avec son employeur. Ses « fans » risquent de vouloir le venger et règlent leurs comptes de manière irresponsable sur le dos du nouveau venu.


Pour éviter d'être confronté à ce genre de problème, la solution idéale consisterait à n'accepter de remplacer que des employés impopulaires. Comme c'est bien entendu impossible, ne reste plus qu'à faire avec et patienter jusqu'à ce que le temps fasse son œuvre...