Certains de vos collègues frais diplômés se targuent peut-être d'avoir eu un parcours scolaire spectaculaire, leurs résultats se situant toujours très au-dessus de la moyenne. Pourvus d'un bagage de connaissances aussi imposant, vous vous demandez pour quelle raison leur rendement au travail est loin, lui, d'être spectaculaire, leurs initiatives minimales voire quasi inexistantes, leur capacité à prendre des décisions – et les bonnes – déficiente. C'est probablement parce que vous avez du mal à faire la différence entre une connaissance et une compétence, le savoir et le savoir-faire.
 

L'école est l'endroit idéal pour acquérir des connaissances. Pendant plusieurs années, les étudiants se rendent en classe jour après jour où leurs maîtres leur présentent toute une gamme de savoirs qui leur seront utiles plus tard à des degrés variables. Pour démontrer qu'ils maîtrisent bien les notions enseignées, ils sont soumis régulièrement à des examens. S'ils obtiennent de bonnes notes, ils font la preuve de leur talent et de leur capacité à aller loin dans la vie. Pourtant, bon nombre de brillants étudiants devenus travailleurs ne réussissent par leur carrière, quand certains autres plutôt moyens connaissent à présent un succès considérable sur le marché du travail. 

L'explication est fort simple : une connaissance qu'on ne met pas en application ne sert pas à grand-chose. Un étudiant en comptabilité aura beau avoir absorbé toutes les notions qu'il est possible d'absorber en matière de planification budgétaire, s'il peine plus tard à faire fructifier les avoirs de son employeur faute de mettre en application les principes d'une saine gestion financière, il risque de demeurer fort longtemps en bas de l'échelle. 

Tout chef d'entreprise s'attend à ce que ses employés soient capables de produire les résultats escomptés. Ce sont par conséquent les compétences que les travailleurs acquièrent en cours de route et ce qu'ils décident de faire avec qui conduisent au succès professionnel, le savoir-faire dépassant le simple savoir.