Le stress n'a pas la cote. On le rend responsable de bien des misères sans possibilité d'appel. On passe étonnamment sous silence les maux que le manque de défi occasionne mais on cloue au pilori le stress qu'on qualifie sans nuance de mal du siècle. Le stress est-il vraiment l'ennemi à abattre? N'accompagne-t-il pas de temps à autre les événements heureux de notre vie? Mais si...


Qui n'a pas déjà eu cette fameuse « boule au ventre » au cours d'une entrevue d'embauche, une compétition sportive, lors de la passation d'un examen, un premier rendez-vous amoureux, de la préparation à un déménagement, à l'annonce d'une promotion ou de responsabilités plus élevées, à l'idée de se lancer dans un projet ambitieux, de réorienter sa carrière, d'épouser l'être aimé, suite à un changement radical positif de sa situation financière, son état de santé ou son aspect physique...


Le bon stress – à intensité modérée et de courte durée – est donc utile voire nécessaire. Aussi surprenant que cela puisse paraître, les situations anxiogènes bien maîtrisées peuvent avoir un effet bénéfique sur notre bien-être tout entier. Elles procurent l'énergie nécessaire pour aller de l'avant, nous poussent à donner le meilleur de nous-mêmes, nous permettent d'être plus réactif, plus efficace et accroissent notre capacité de concentration. Le stress positif vu comme un défi à relever peut également devenir une source supplémentaire de motivation.


Une vie dépourvue de stress deviendrait vite ennuyeuse et sans intérêt. Il apporte juste ce qu'il faut de piquant pour ensoleiller le quotidien. Tout est une question d'équilibre.