Nombre d'employés démissionnaires divisé par le nombre total d'employés multiplié par 100.


C'est la formule pour calculer le taux de roulement d'une entreprise. Et si le résultat est élevé (supérieur à plus ou moins 4 %), une sonnette d'alarme devrait retentir. Il est temps d'évaluer la situation et d'établir un plan d'action concret pour limiter les départs ou... les congés maladie.


Facteurs de roulement les plus courants


  • Un style de gestion problématique
  • Une rémunération et des conditions de travail en bas du marché
  • Un environnement de travail toxique
  • Des compétences insuffisantes pour le poste
  • Une erreur d'embauche
  • Une procédure déficiente d'accueil et d'intégration
  • Des tâches monotones, sans valeur ajoutée
  • Un manque de formation et de développement des compétences
  • L’absence de perspectives et d’opportunités

Conséquences d'un fort taux de roulement de la main-d’œuvre


Le roulement de personnel d’une entreprise coûte cher, très cher. Les coûts associés à la fin d'emploi s'élèvent en moyenne entre 0,5 à deux fois le salaire du démissionnaire, parfois quatre dans certains domaines. Ils comprennent entre autres les frais relatifs au processus de sélection et de recrutement, à la formation du remplaçant, au paiement des heures supplémentaires dues à une augmentation de la charge de travail des collègues, à la baisse de la productivité et de la performance et du délai dans la réalisation de projets qui peuvent conduire à la perte de clientèle et conséquemment de revenu...


C'est sans compter la démotivation des employés, la détérioration du climat de travail, la multiplication des conflits, les doutes qu'un taux de roulement important provoque quant à la santé de l'organisation.


Entrevue de départ


Plusieurs employeurs font des entrevues de départ dans le but plus ou moins avoué de faire sortir le chat du sac. Mais c'est souvent peine perdue puisqu'il est très difficile de connaître la vérité, toute la vérité, rien que la vérité quant aux raisons qui motivent le départ d'un employé. Soit qu'il est ailleurs et ne se soucie déjà plus de son futur ex employeur, soit qu'il tient à se protéger professionnellement ou bien refuse de livrer le fond de sa pensée et de divulguer les irritants par crainte que des solutions pour régler le problème soient appliquées suite à sa déclaration, qui ne profiteront qu'à ceux qui restent (comportement un peu tordu, certes, mais plus courant qu'on l'imagine).


N'attendez donc pas que votre meilleur employé remette sa démission avant d'agir. Le jour de son départ, aucun argument, aussi valable soit-il, ne réussira à le convaincre de rester. Et c'est un autre employeur/compétiteur qui bénéficiera de son talent!