Il faut être fou pour refuser une promotion, direz-vous peut-être. Pas tant que cela apparemment puisque plusieurs personnes, tout à fait saines d'esprit, le font et sans jamais le regretter de surcroît. Mais voilà, refuser une promotion doit se faire dans les règles de l'art pour ne pas mettre en péril sa réputation professionnelle.

Que ce soit parce qu'ils sont un brin paresseux, qu'ils n'ont pas l'intention de faire partie des meubles, qu'ils reluquent discrètement dans la cour du voisin, question de voir s'il aurait quelque chose de mieux à leur proposer, qu'ils considèrent qu'ils ont encore des croûtes à manger avant de devenir un bon gestionnaire, qu'ils craignent de ne plus être appréciés par leurs collaborateurs en devenant leur chef, qu'ils sont plus performants dans un rôle technique que dans un rôle de gestion, qu'ils tolèrent mal la pression, qu'ils ne veulent pas se voir confier de plus importantes responsabilités ou tout simplement parce qu'ils souhaitent conserver un juste équilibre entre leur vie personnelle et professionnelle, il arrive que des employés à qui on offre une promotion décident de passer leur tour.

Mais comme refuser une promotion est toujours un peu délicat, il faut bien manɶuvrer.


S'accorder un moment de réflexion

En plus de permettre de déterminer le pour et le contre d'une promotion, s'acccorder un moment de réflexion avant de donner sa réponse permet aussi d'éviter l'effet de surprise à son patron, qui peut ainsi se préparer à un refus éventuel.


Faire preuve de franchise

Accepter une promotion qui ne nous enchante guère ne rend service à aucune des parties en cause. Mieux vaut expliquer sans détour, en demeurant positif et diplomate, les raisons de son refus : le poste que j'occupe actuellement me passionne toujours autant, j'ai encore une foule de choses à apprendre, je ne me sens pas à l'aise dans un rôle de gestionnaire, je ne me sens pas encore assez solide pour occuper les fonctions d'un superviseur...


Non, mais...

Proposer une solution de rechange lorsqu'on refuse une promotion démontre dynamisme et professionnalisme, en plus de prouver qu'en dépit du refus, notre engagement envers notre employeur est bien réel. On peut par exemple suggérer à son patron d'offrir son soutien durant la période de transition à la personne qui obtiendra la promotion. On peut aussi suggérer un plan de formation ou demander d'augmenter ses responsabilités en vue d'acquérir l'expérience et les compétences qui nous font défaut dans le but d'accéder un jour à un poste de niveau supérieur.


Un non, mais... plutôt qu'un non catégorique évite de nuire à son image et pemet de laisser les portes ouvertes.